Après deux semaines passées au soleil et aux Antilles, le retour a été pour moi un enchantement.

Nous étions partis sous une pluie battante avec 7 petits degrés, brrrrrr. Au retour : oh merveille, la nature avait explosé !

Ca y est, la saison démarre : plantes sauvages printanières, tenez vous prêtes !

Cette année encore, je ne vais pas déroger à ce qui est désormais une tradition depuis quelques années : transformer toutes ces plantes sauvages en délices gustatifs divers et variés. Les étagères de la réserve se sont bien vidées depuis l'an passé (entre les paniers-gourmands de fin d'année, les petits pots donnés à la va-vite spontanément à la voisine qui venait -juste- vous demander des oeufs, ou encore à la copine qui n'a jamais goûté ce pesto à l'ail des ours, ou qui serait bien tenté de goûter au sirop de bourgeons de sapins que je fais chaque année), bref, tous les printemps c'est pareil, il y a des plantes que j'attends avec impatience, pour certaines, la saison est courte, il faut être à l'affut et se tenir prêt !

C'est le cas avec le tout premier trésor végétal qui fait son apparition dans les sous-bois après l'hiver : l'ail des ours.

Lorsque je parle de "trésor", le terme n'est pas exagéré, quelques recherches sur Internet permettent de constater rapidement les nombreuses vertues de cette herbacée (notamment dépuratif et antiseptique, elle est riche en vitamine C). Sa cueillette est de plus très aisée puisque l'ail des ours pousse en colonies très étendues, et que son odeur d'ail est très présente dans l'air, aux abords des sous-bois où elle pousse (attention, recommandation importante : ses feuilles ressemblent à s'y méprendre au muguet qui pousse à la même époque ! Frottez la feuille d'ail des ours entre vos doigts, cela sent très fort l'ail, là, pas de doute, vous avez la bonne plante entre vos mains).

Rentrée la semaine dernière, je pensais avoir manqué l'ail des ours. Je me suis tout de même rendue en forêt dimanche, histoire de vérifier tout de même. Heureusement, il y avait encore des fleurs en boutons, que j'ai d'ailleurs trouvés particulièrement gros cette année. J'ai cueillis quelques feuilles pour la forme (j'en ai fait une quiche). Mais là, je voulais essentiellement les boutons floraux pour les préparer au vinaigre). Ils remplacement ainsi de manière originale les cornichons par exemple.

Voici la recette de cette année (je change chaque année jusqu'à trouver, peut-être un jour, ma recette idéale) :

- 725 gr de boutons floraux d'ail des ours (à laver et sécher au préalable)

- 92 cl de vinaigre d'alcool

- 75 cl de Riesling (ou tout autre vin blanc sec)

- 180 gr de miel liquide

- 5 grains de bois d'inde (épice antillaise, facultatif)

- Graines de coriandre

- Baies roses

- Poivre blanc

- Feuilles de laurier

- Sel

Je ne donne pas d'indications précises quant aux épices, car chacun adaptera les quantités et les épices en fonction de ses goûts bien sûr.

Inutile de préciser que les bocaux doivent être très propres et stérilisés, ainsi que les joints caoutchouc si vous utilisez des pots pour conserve-maison.

Faire chauffer le vinaigre et le miel, puis ajouter tout simplement les autres ingrédients. Porter à ébullition (j'ai ensuite écumé).

Mettre les boutons d'ail des ours dans les bocaux, verser dessus le liquide chaud, en veillant à bien répartir les épices et aromates.

J'ai ensuite retourné les pots jusqu'à complet refroidissement.

C'est un vrai jeu d'enfant, et le résultat est étonnant. L'ail des ours serait par ailleurs plus digeste que l'ail classique.

La dégustation :

En remplacement des cornichons

Dans une vinaigrette de salade, coupés en petits morceaux

En accompagnement d'une terrine (maison, elle aussi !)

Sur du pain grillé et beurré etc...Gauche

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